The new world

18 juillet, 2008

Et notre armée, dans tout cela ? (Par Lambert Christian)

Classé sous Politique — ameline18 @ 10:24

L’analyse de la situation dans laquelle se trouve l’armée française appelle trois observations préliminaires :

1) Une armée moderne coûte très cher. Or, la France est en faillite financière. Elle n’a plus aucune indépendance étant totalement tributaire des prêteurs étrangers, y compris Arabes, sollicités jour après jour. Ses dirigeants, en ce domaine comme dans les autres, ne peuvent plus rien faire, hormis des discours pour tromper la galerie.

2) Dans les années trente du siècle précédent, l’ennemi était à l’intérieur de nos frontières. C’étaient les socialo-communistes, antimilitaristes, responsables de la défaite de 1940 et de ses conséquences désastreuses. Aujourd’hui, l’ennemi est encore à l’intérieur de nos frontières. Sa désignation peut présenter des risques judiciaires ; je laisse donc au lecteur le soin de l’identifier et ça ne lui sera pas difficile !…

3) Les hommes politiques, le plus souvent des politiciens et non des hommes d’État, recherchant en priorité leur intérêt personnel ont pour stratégie fondamentale le nombre de voix à récolter. Or, l’armée fait 350 000 voix, ce qui n’est pas négligeable, mais ce qui est loin, par exemple, des 1 250 000 voix de l’éducation nationale, en grande majorité de gauche. Donc, l’armée passera au xième plan, d’autant plus que les militaires, étant plutôt de droite, patriotes et honnêtes, ne sont, de ce fait, guère en odeur de sainteté. Ajoutons à cela que le Président de la République n’éprouve qu’une sympathie fort limitée pour l’institution militaire. C’est de notoriété publique.

C’est ainsi que, depuis assez longtemps, ont été créées ce qu’on appelle joliment des « variables d’ajustement », un micmac discret qui consiste à prélever les crédits déjà insuffisants du ministère des armés pour les attribuer à des ministères politiquement plus corrects. Dans ces conditions, on ne sera pas étonné que l’armée française soit à l’abandon. Ce n’est pas là un secret-défense. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à écouter le Premier ministre et le ministre de la Défense.

En juin, devant l’Assemblée nationale, François Fillon souligne la vétusté des matériels militaires : « Nos avions ravitailleurs accusent leurs 45 ans, nos blindés et nos hélicoptères Pumas approchent les 30 années d’âge ». Ce que confirme le ministre Hervé Morin qui, dans « Le Monde » du 16 juin, reconnaît que beaucoup de nos équipements militaires sont usés jusqu’à la corde – hélicoptères Pumas, avions Transall… Un conducteur de char ne dispose que d’un potentiel de deux heures par semaine. Nos bateaux, quant à eux, ont près de 21 ans d’âge en moyenne, etc.

Le général Bruno Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre a dénoncé, quant à lui, dès janvier, la « paupérisation globale » de l’armée de terre. Il a révélé que la réalisation des programmes d’équipement a été minorée de 40 % en 2006 par rapport aux contrats de gestion initiaux, ainsi que par une non-réalisation de 46 % des besoins prévus pour 2007.

Confirmation concrète de ces révélations : l’affaire du « Ponant ». La libération par l’armée française des otages du voilier de croisière au large de la Somalie le 11 avril dernier est particulièrement significative. Dès que l’on a voulu agir, tout est tombé en panne : avion, frégates, hélicoptères et, pour couronner le tout, un chaland de débarquement a coulé en cours d’opération à proximité de la frégate « Jean Bart ». De quoi faire rire les observateurs militaires du monde entier !

Il convient aussi de mentionner l’extrême dispersion de nos forces armées. On en trouve partout, de la Guyane aux Kerguelen en passant par Mayotte. Mais, bien sûr, surtout en Afrique noire, dernier reste d’un empire perdu. Si, depuis trente ans, la France avait eu une gouvernance sérieuse et efficace, on aurait pu être au niveau de l’armée anglaise, aujourd’hui deux fois mieux équipée que l’armée française. Une armée solide, ce n’est pas une addition de formations bigarrées, sortes de milices humanitaires que l’on envoie dans tous les azimuts constater l’anarchie et la misère du monde. Faute de place, je ne peux ici en dire davantage, alors que c’est un livre qui serait nécessaire pour décrire faiblesses et insuffisances de notre armée.

En guise de conclusion, je rappellerai que l’immigration-invasion – des banlieues des grandes villes sont désormais des enclaves afro-maghrébines – coûte 35 milliards par as, les intérêts de la dette, 50 milliards par an, soit 85 milliards d’euros. Avec un tel pactole, on aurait pu avoir une armée puissante qui nous ferait respecter et il en resterait encore pour alléger la fiscalité. Là est la réalité. Rejoindre la structure militaire intégrée de l’Alliance Atlantique tout en renforçant la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), publier un livre blanc et faire défiler la « troupe » le 14 juillet ne changeront pas grand-chose à une réalité incontournable : la France n’a pas les moyens d’avoir une armée forte.

Je laisse pour terminer la parole à un général qui vient de déclarer publiquement : « La crise de confiance envers le pouvoir politique (Sarkozy) va empirer et personne ne sait jusqu’où les choses peuvent aller… » Belle perspective !

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